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La belle histoire de Thales - Saison 3 - Épisode 21

Les Sites Emblématiques du Groupe

laval

Le site de Laval est historiquement celui de la société LMT.

1920, ITT jeune société américaine de téléphonie, crée en France les laboratoires Le Matériel Téléphonique (LMT) qui deviendront, en 1945, le Laboratoire Central des Télécommunications (LCT). Peu après sa création, LMT signe avec la CFTH (Thomson) un accord de licence de ses brevets concernant la téléphonie.

1963, LMT crée le site de Laval, racheté treize ans plus tard par Thomson-CSF.

1976, acquisition par Thomson-CSF des télécommunications de LMT et des 18% que possède LMT dans LCT, le reste étant à ITT. LMT rejoindra définitivement Thomson-CSF en 1985.

En 1976, les effectifs de LMT atteignent au total près de 10 000 personnes, dont 5 000 en région parisienne. Le chiffre d’affaires est de 1 500 millions de francs répartis en Commutation téléphonique 60 %, Électronique professionnelle 30 % (simulation, radars, IFF et télécom militaires qui proviennent du LCT) et Équipements hydrauliques 10 %.

L’électronique professionnelle emploie environ 3 000 personnes à Boulogne-sur-Seine, Trappes et principalement à Laval-Sept Fontaines

L’électronique professionnelle emploie environ 3 000 personnes à Boulogne-sur-Seine, Trappes et principalement à Laval-Sept Fontaines.

Les activités de LMT autres que la simulation sont regroupées dans une filiale, LMT-RP, rattachée à la branche Télécommunications et dirigée par Roger Pagazani. Une partie de l’usine de Laval-Sept Fontaines est détachée de LMT-RP et devient un centre électronique de production, à l’exemple du centre de Brest

Pour compenser une baisse prévisible de ses activités militaires, LMT-RP se diversifie avec succès sur deux lignes de produits civils : le fax et le radiotéléphone qui assureront la charge de la production pendant plusieurs années.

En 1983, suite aux accords Thomson-CGE, LMT-RP est contraint de céder à Alcatel son centre de Laval.

Thomson-CSF reçoit plus tard, en contrepartie, les communications militaires de Sintra et le centre de Marcq-en-Barœul.

En 2013, après 50 ans d’activité, Thales investit 10 millions d'euros dans le site Saphir de Laval dont la fonction de recherche et développement est renforcée, notamment pour les équipements d'identification amis-ennemis.

Ce site fait partie de Thales SIX GTS et est spécialisé dans les systèmes d’information et de communication sécurisés et interopérables pour les forces armées, les forces de sécurité et les opérateurs d’importance vitale.

Ces activités, qui regroupent radiocommunications, réseaux, systèmes de protection, systèmes d’information critiques et cybersécurité, répondent aux besoins de marchés où l’utilisation des nouvelles technologies numériques est déterminante.

Thales Laval dispose d’une forte expertise dans le domaine de la veille d’obsolescence, de la R&D et des bancs de tests. Les équipes y développent et y produisent également les équipements de communication aéronautique (IFF, MIDS), et assurent les réparations des produits pour les Clients.

Le site réalise la recherche et développement ainsi que la production d’équipements d’identification Ami-Ennemi (IFF), de communication et de navigation Aéronautique & Naval. Il compte 250 collaborateurs en 2024.